histoire du mois
"Gee Bee R1 - Le Thompson Trophy"
Illustré
par Benjamin Freudenthal
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Le
THOMPSON TROPHY Le Thompson trophy puise ses origines dans Les National Air Races en 1929. Ces courses se déroulaient sur l'aéroport de Cleveland où des tribunes accueillaient 50 000 spectateurs. Entre ces tribunes se trouvaient les bâtiments administratifs à cinq étages, avec ses balcons pour les invités d'honneur (voir illustration), dans lequel était installé également le quartier général de l'imaginatif organisateur organisateur de cette grande foire : l'infatigable et persuasif W. Henderson, dit Cliff… Avec les " National Air Races ", Henderson voulait créer un une grande foire commerciale aéronautique et un événement d'envergure nationale. Et il y parvint au delà de toutes les espérances : à Cleveland, devant les tribunes, à 150 mètres les uns des autres, les avions devaient s'aligner pour décoller tous en même temps. Après avoir contourné un pylône spécial , il entraient dans le parcours triangulaire où se déroulait la course. Il y avait toutes sortes d'acrobaties aériennes, une équipe de ce la force aérienne canadienne terrorisait les spectateurs les plus blasés en voulant au ras des tribunes, des courses réunissaient tous les types d'avions imaginables. Des vols de nuit et même des spectacles musicaux ! " On n'avait jamais rien vu de tel de pareil en Amérique " s'enthousiasma un journaliste. Mais le plus spectaculaire restait encore à venir… En 1930 à Chicago, Cliff Henderson appliqua la même formule qu'à Cleveland en y ajoutant une attraction supplémentaire. Il persuada Charles Thompson, fabricant de soupapes et promoteur de la compétition de 1929 d'offrir un trophée pour une course en circuit fermé où pourrait se présenter tout les types d'appareils. Cet objet en bronze proposait une représentation de la fièvre de la vitesse. Le Thompson Trophy, qui serait remis à l'aéroport Curtiss-Reynolds de Chicago le dernier jour des compétitions de 1930, attira deux constructeurs décidés à s'en faire un tremplin vers la gloire. L'un
d'eux, sur un minuscule monoplan baptisé Pete, qu'il avait construit après
ses heures de travail, venait de gagner cinq courses en circuit fermé.
Quant à l'autre, dans un atelier, dans un atelier à Ashburn fields, près
de Chicago, il n'avait pas encore terminé d'assembler tous les éléments
de son biplan, le " Solution ", le matin même de la course. Le constructeur
du " Pete " était Benny Howard et celui du " solution " inachevé s'appelait
Emil Laird. Laird réussit à terminer la préparation de son avion à peine
une heure avant le départ ! Les concurrents était redoutables. Outre le
monoplan de Howard , il y avait deux " Travel Air " et un Curtiss du Marine
Corps piloté par le capitaine Athur Page. Celui-ci se maintint en tête
de la course pendant 17 tours sur 20. Puis ce fut la catastrophe. Pour
des raisons demeurées obscures, l'appareil se précipita au sol, tuant
son pilote ; on supposa ensuite qu'il avait été asphixié par des émanations
d'oxyde de carbone. Holman, vainqueur sur le solution, atteignit 322 km/h
de moyenne. Haizlip sur le "Travel Air" arriva second et Howard
sur son minuscule Pete finissait troisième. L'EPOPEE du "GEE BEE" Tout
pilote se déplaçant à plus de 300 km/h au dessous de 150m d'altitude se
trouve en danger de mort en cas de panne de moteur ou défaut de construction.
Or, il n'y eut pas à l'époque d'appareil plus dangeureux que les très
rapides mais très instables Gee Bee construits par les cinq frères Granville
en nouvelle Angleterre. Ces avions vaguement en forme de tonneau, très
remarqués au National Air Races de 1931, laissèrent un funeste souvenir
dans la légende américaine. Pour
augmenter la vitesse, Zantford Granville et ses collègues raccourcirent
le gros fuselage et les ailes tout en renforçant la puissance. Mais cette
passion exclusive pour la vitesse produisit un engin aux tendances suicidaires,
comme put un jour s'en rendre compte le pilote de course Jimmy Haizlip
pendant un vol d'essai qui fut également le dernier qu'il tenta sur ce
genre d'appareil. JAMES
DOOLITTLE. En
1932, Doolittle comptait participer à la course transcontinentale du "
Bendix Trophy " et au " thompson Trophy ". (auquel il n'avait pu participer
en 1931 à cause d'un piston cassé). Quatre jours avant le départ de la
première compétition, Doolittle se posa sur le ventre, endommagea gravement
son appareil de course dont le train d'atterrissage était resté bloqué.
LA FIN DES GEE BEE En 1933 les deux Gee Bees R1 et R2 connurent une fin tragique. L'un d'eux, au décollage à Indianapolis, dévia en roulant sur la gauche de la piste et s'écrasa, tête la première, sur la piste d'atterrissage. Russel Boardman, le pilote mourut quelques jours plus tard. Le même jour, le deuxième appareil cassa son train d'atterrissage. Une fois réparé, il rentra à Springfield où il s'écrasa à l'atterrissage. Le pilote, Jimmy Haizlip se blessa grièvement et cet accident le marqua à jamais. Zantford Granville, le créateur du Gee Bee, se tua lui même sur l'un de ses appareils en 1934 en essayant d'éviter deux ouvriers sur une piste d'atterrissage. On construisit une dernière fois un Gee Bee avec les morceaux récupérés sur les deux super sportsters accidentés. Cet hybride s'écrasa au décollage à l'occasion du Bendix Trophy de 1934, causant une nouvelle fois la mort de son pilote. Ce fut la dernière fois que cet appareil participait à une course aérienne... |
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Il existe une réplique du Gee Bee R2 réalisé et piloté par Benjamin Delmar, aux Etats Unis. Vous constaterez que le tonneau volant ne manque pas d'agilité ! Cliquez ici Pour
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Le
Gee Bee R1 de Jimmy Doolittle, vainqueur
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