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La traversée des Alpes
Extrait "les premiers aviateurs" de la collection "la
conquête du ciel" des editions Time-Life
En
1910,
après la victoire de l'aviateur Paulhan dans la course Londres-Manchester,
des promotteurs italiens proposèrent un un prix de 70 000
lires durant le meeting de Milan au premier pilote qui franchirait
le col de "Simplon" (2009 mètres d'altitude).
Treize aviateurs relevèrent le défi. Les organisateurs
en retinrent 5 dont 3 déclarèrent forfait. Restèrent
en lice un américain d'origine hawaïenne, Charles Weymann,
et un péruvien, Jorge Chavez.
Athlétique et apparemment inpavide, il avait, deux semaines
avant de tenter la traversée des Alpes, établit sur
son Blériot XI, un record d'altitude à 2652 mètres.
Il pouvait donc en principe franchir le "Simplon", mais
il lui faudrait se frayer un chemin contre le vent entre les pics
déchiquetés qui s'élevait de part et d'autre
du col.
Le dimanche 18 septembre 1910, premier jour de la semaine que devait
durer la course, étant ferié en Suisse, les autorité
de Brigue interdirent le décollage. Ce fut malheureusement
le seule journée de beau temps et, pendant les quatres jours
suivants, l'une des extrémités du col fut constamment
bouchée. Chavez, qui était allé y faire tour
de reconnaissance sur son Blériot, déclara à
son retour : "L'appareil, c'est un joujou dans le vent."
Weymann effectua trois tentatives sur son Farman, mais son carburateur
gela à chaque fois et, le moteur manquant de puissance, il
ne put s'élever assez haut. Quant à Chavez, après
avoir reconnu le trajet en voiture, il devint franchement nerveux
et confia à un ami : "notre matériel n'est peut-être
pas encore mûr pour semblables excentricités !"
La réponse fut donné le 23 septembre. Après
avoir décollé du flanc d'une colline à Brique
et suivi les gorges jusqu'au sommet du col, il le franchit et mit
le cap au sud vers l'Italie en suivant l'étroite gorge du
Condo, passant devant le Mont Leone (3561 mètres) et l'Hübschorn
(3170 mètres). Du sol, on le voyait, accroché aux
commandes de son appareil durement secoué.
Près de 40 minutes après son départ, la police
suisse à Brigue reçut par téléphone
des messages anthousiastes des autorités italiennes annonçant
son passages au dessus de "Domodossola", et l'imminensce
de son atterrisage dans un champs à la lisière de
la ville.
"Plus
haut, toujours plus haut"

Et
puis ce fut la catastrophe, qu'un de ses amis rapporta en ces termes
:"il allait se poser quant il aperçut une petite route
qui barrait le terrain. Il remit les gaz pour franchir ce petit
obstacle. Il se passa alors un phénomène qui me glaça
d'horreur. Je vis soudain les deux ailes du monoplan s'aplatir,
puis se coller le long du fuselage. Chavez se trouvait à
une dizaine de mètres : il tomba comme un caillou."
Les deux jambes brisée, souffrant de graves contusion internes,
Chavez s'accrocha 4 jours à la vie ; pendant ses moments
de lucidité, on l'entendait murmurer en espagnol la phrases
qui devint son épitaphe et la devise de l'aviation militaire
de son pays : "arriba, siempre arriba" ("Plus
haut, toujours plus haut").
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Geo
Chavez

La
traversée

Des
alpinistes saluent Georges Chavez, premier aviateur à franchir
les lpes sur son monoplan Blériot.

Solitaire,
minuscule et volant assez bas au milieu des montagnes, Chavez
semble peiner pour gagner de l'altitude
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